Le temps de donner la priorité au sommeil

L’horloge tourne. Vous n’osez pas le regarder pour savoir combien de temps après l’heure du coucher il est, ou à quel point il est près de se lever (mais vous entendez le chant des oiseaux).

Dans mon dernier article, j’ai mentionné comment le nouveau sondage de la National Sleep Foundation de cette année (sondage 2008) a révélé des données qui n’étaient pas si surprenantes : nos mauvaises habitudes de sommeil nous font dormir au travail, au volant et à des moments où nous devrions participer pleinement à la vie (c.-à-d., profiter de nos familles et être intimes avec nos partenaires).

J’ai aussi fait valoir que l’enquête ne changera rien. Bien sûr, cela réitère ce que la plupart d’entre nous savent déjà, mais les gens ne sont pas prêts à entendre le message et à mettre le sommeil avant toute autre chose dans la vie.  (Jeu-questionnaire : la dernière fois que vous avez mangé quelque chose de « mauvais », comme un gros beignet ou un double cheeseburger au bacon, vous êtes-vous senti coupable après ? Et la dernière fois que tu as eu une mauvaise nuit de sommeil ? Tu vois ? Nous sommes formés pour nous sentir coupables de certaines choses dans la vie !

Voici donc une autre « étude majeure » qui révèle des résultats similaires. Celui-ci est du Centers for Disease Control and Prevention d’Atlanta. Bien qu’il ne couvrait pas l’ensemble du pays, je pense qu’on peut dire sans risque de se tromper que les résultats de l’étude des chercheurs dans quatre États (Delaware, Hawaii, New York et Rhode Island – je pense que c’est un mélange équitable) reflètent le grand public d’un océan à l’autre.

D’après ce sondage, environ 10 % des adultes disent qu’ils n’ont pas assez de repos ou de sommeil tous les jours au cours du dernier mois. Dix pour cent ne ressemblent peut-être pas à beaucoup de gens, mais ce ne sont que ceux qui admettent ne pas en avoir assez chaque jour. Imaginez combien d’entre eux diraient qu’ils se sentent privés de sommeil tous les deux jours, ou quelques jours par semaine. (Oh, le sondage de la NSF peut vous le dire. Les chiffres sont énormes.)

Pourquoi ce récent brouhaha autour du sommeil ? Réveillez-vous et sentez le café : la semaine dernière (du 3 au 9 mars) était la Semaine nationale de sensibilisation au sommeil. J’aimerais que les gens prennent cette semaine au sérieux tous les jours de l’année. Il y a beaucoup d’action dans les laboratoires du sommeil et les cercles de recherche, mais pas beaucoup d’action dans la société.

Je dis, en réponse à la NSAW, viser autant d’heures que vous en avez besoin ce soir et ne mettez pas votre alarme ce week-end. Si vous avez besoin d’une sieste à ce moment-là, détendez-vous pendant 20 minutes. Et quittez Internet au moins une heure avant l’heure du coucher. (Bonne chance à ceux qui envoient des courriels la nuit.)

Faites de beaux rêves.